Tuesday, July 21, 2015

Séance de dédicace demain après-midi à Saint-Malo.


Chers amis,

La vie enfin reprend! 

En attendant la parution de mon troisième tome, plus tard dans l'année, je serai en signature de mes deux premiers livres chez mon éditeur PASCAL GALODÉ, 7 rue de Dinan à Saint-Malo, demain 22 juillet 2015, de 15 heures à 18 heures. 

J'espère de tout cœur avoir la grande joie de vous y revoir ou de vous rencontrer. 







La vie reprend! En attendant la sortie de mon troisième tome, je dédicacerai les deux premiers livres de ma trilogie le...
Posted by Les Maîtres de l'orage on Monday, 20 July 2015

Friday, July 3, 2015

Une petite visite en pays de Dinan, grâce à l'écrivain Yveline Féray (en français).




Chers amis, 

Alors que je me prépare à faire bientôt un petit saut en Bretagne, j'ai envie de partager avec vous ce texte magnifique écrit par ma marraine littéraire, l'écrivain Yveline Féray, à propos d'un endroit plein de spiritualité et de magie, l'Abbaye de Léhon. Dans ce texte, reposent l'esprit et le coeur de ma Bretagne natale, et sa fin est si belle qu'elle me donne des frissons. 

Si jamais vous allez faire un tour en Côtes-d'Armor (là où se déroule Les Maîtres de l'orage), je vous recommande vivement de faire un détour par la merveilleuse ville médiévale de Dinan et par la magique Abbaye de Léhon. Croyez-moi, vous ne le regretterez pas! 

A très vite!




ABBAYE DE LEHON

TERRE DES DIEUX, TERRE DES SAINTS,
TERRE DES HOMMES

« Je  suis né trois fois »
Taliésin, barde du Vème siècle

« La Bretagne, écrivait Saint-Pol Roux, est un univers » et dans certains lieux, nous sentons plus qu’ailleurs cet univers s’entrouvrir et respirer.

Certains lieux nous appellent et, d’instinct, nos pas nous y conduisent dans on ne sait quel secret espoir de retrouvailles avec ces très anciennes demeures qui furent les nôtres et dont nous conservons, d’âge en âge, la récurrente nostalgie sinon la mémoire.

Ainsi au sortir de Dinan, par l’ancienne route de Nominoë, premier roi de Bretagne, puis par celle de l’Abbaye qui longe la butte féodale, couronnée de ses pâtés d’enfant sage, et descend au cœur du vieux bourg, nous marchons vers cet acte de foi d’avant l’an mil : l’Abbaye de Léhon.

La voici, d’abord en son enfance, chapelle en bois, abritant les reliques de Saint-Magloire ; église ensuite, édifiée au IXème siècle grâce aux pierres d’un temple gallo-romain, brûlée avec son village au Xème siècle par les Normands et reconstruite au XIIème siècle « dans la pure tradition monastique », remaniée et son cloître roman rebâti au XVIIème siècle, puis sur ordre de  Louis XV - quittée au XVIIIème siècle par ses moines contraints à l’abandon, vendue aux enchères, comme bien d’Etat, pendant la Révolution, tour à tour brasserie, manufacture de toiles à voile et filature, tannerie, école, avant d’être cédée au XIXème siècle  à la mairie de Léhon pour, d’ancienne église abbatiale, devenir église paroissiale du village, ainsi sauvée de la ruine avant d’être classée « Monument historique » et dans la seconde moitié du XXème siècle, bénéficier de réhabilitations successives.

La voici donc, élevant est-ouest selon la règle, son église romane et gothique au fond de son verdoyant vallon, tendrement enlacée par la Rance, sous la protection des collines et des vestiges du château de Léhon…

Les jours ordinaires - s’ouvrent à nous, le petit jardin botanique du cloître, cœur du monastère et l’abbatiale Saint-Magloire, avec dans leurs enfeus, les remarquables gisants des Beaumanoir et ceux de deux dames châtelaines, le reliquaire du saint fondateur porté par un moine accoudé, un livre à la main à la table des nuages, les sculptures de bois ciré de Saint Joseph à l’Enfant et de la Vierge datant du Grand Siècle et du suivant, le bénitier, ancienne cuve baptismale du XIIIème siècle, au rebord usé par les faux des pieux moissonneurs selon la coutume d’antan…

Ces jours-là, franchissant le vieux pont de Léhon jusqu’au chemin de halage, nous pouvons encore contempler entre les arbres, le chœur de l’Abbaye, les vitraux de sa rosace et de sa  large baie à meneaux, par delà la ceinture moirée du canal d’Ille - et- Rance, dans l’écrin de paix de ses jardins.

Les jours privilégiés nous sont révélés, dans leur intimité, les bâtiments claustraux.

D’abord la salle du musée, jadis la salle du chapitre, salle d’étude de la communauté où antiphonaires, bibles latines et la Somme théologique de Saint Thomas d’Aquin rescapés de l’importante bibliothèque d’alors, ont été rassemblés, et sous nos pas exactement, la lumineuse plongée dans une salle de l’abbaye primitive - le scriptorium peut-être ? - vers la gardienne des lieux, sereine et majestueuse, une tête romane du XIIème siècle. Lui faisant suite,- aujourd’hui salle d’honneur de la mairie de Léhon -, l’ancien réfectoire des moines, sacrifié au sens pratique des bénédictins de Saint-Maur au XVIIème siècle, et réhabilité à la fin du vingtième dans l’envol de sa voûte retrouvée et la transparence bleu grisé des vitraux de ses hautes fenêtres gothiques. Seul monastère avec celui de Beauport à avoir conservé ainsi, en très bon état, un réfectoire médiéval.

Il nous faut ensuite monter le vénérable escalier de bois aux côtés de combien d’ombres silencieuses, aux capuchons baissés, jusqu’au dortoir des moines. Les cloisons des cellules ont disparu, reste une immense salle bellement éclairée par la lumière de la vallée, dévolue désormais à cette autre forme de prière qu’est la création et aux expositions. Et de découvrir au second les grands combles et leur impressionnante perspective de charpente de caravelle. Ici demeure, sorte de basse continue, le mystérieux écho de siècles de vie monastique rythmés par la règle bénédictine, de l’office premier des matines au dernier, celui de complies, les prières et les chants, les plaintes et les soupirs de tous ces hommes qui, dans le renoncement et la quête de Dieu, vécurent ici.

Une fois redescendus, laissant derrière nous les bâtiments conventuels, et les siècles passés, nous pénétrons au cœur de ces jardins de l’abbaye, qui près de la Rance, là-bas se font prairies, à la rencontre en pleine nature  de ces six moines qui, les premiers, raconte la Légende Dorée, venus de la Grande Ile Bretagne et d’Irlande aussi, s’enfoncèrent au plus profond de l’Argoat inextricable et firent choix de ce lieu.

En ce IXème siècle, pour ces six ermites point d’abbaye, de cellier du prieur, plein d’instruments aratoires, de plantes médicinales à sécher ; point de meule à moudre le grain ; point de citerne de pierre à recueillir l’eau du ciel, que nous voyons ici, pieusement conservés ; point de vignes, de potagers et de champs de blé ; point de moulins… Des huttes de branchages et entre quatre piquets, des litières d’herbes et de feuilles, leur bure de moine pour vêtement et couverture, des sandales d’herbes pour leurs pieds nus, la pêche et la cueillette pour nourriture. Pâles, les joues creuses, hirsutes avec au fond de leurs yeux brûlants la flamme dévorante de ceux qui ont renoncé à tout ce qui n’est pas leur foi. C’est ainsi que le Roi Nominoë, qui chassait en ces parages le sanglier, les trouva et eut pour leur misère grande pitié… La suite - nous la connaissons, c’est finalement avec l’assentiment du Ciel, qu’ils se firent voleurs de reliques et obtinrent du roi Nominoë leur monastère.

Six moines au commencement à choisir la terre de Léhon, et six moines à la fin à s’en arracher pour disparaître à jamais… Comme avalés dans la Douna, la « Profonde » l’impénétrable forêt du commencement des commencements, celle des Celtes « planteurs » de menhirs, des Druides aux trois cercles d’existence, plus tard la Brocéliande des métamorphoses, des prisons invisibles et du Val sans Retour.



Dans le silence, le Chant du monde.

Il nous vient en ces lieux, l’air vif sur le visage et la terre retrouvée sous nos pieds, une exaltation proche du vertige. Comme si l’univers s’entrouvrait sur le mystère de notre présence ici-bas, sur le connu et l’irrémédiablement oublié des origines, dont nous nous sentons soudain plus proches que jamais et cependant tenus à distance.

Comme si nous retrouvions en un éclair, héritage d’une « civilisation immémoriale », les strates de nos âmes successives porteuses de tout ce que nous avons cru et croyions encore et qui demeurent en nous autres Bretons, selon Anatole Le Braz, « à l’état de forces souterraines demeurées vivantes et agissantes ».

Comme si, en ces lieux sacrés, parcelles de Dieu ne pouvant être anéanties, elles vibraient en nous…

Nous, un instant, harpes éoliennes de l’univers.


Yveline Féray
Dinan – 15 octobre 2014

(Copyright : revue "Le Pays de Dinan" 2014)



Friday, June 26, 2015

Décapitation à Grenoble // Decapitation in Grenoble



IN ENGLISH (FRENCH FACEBOOK POST BELOW)

Unspeakable horror has struck my alma mater, Grenoble in France, where a hideous beheading by Islamists has pushed the monstrosities of ISIS, yet again this year, into the very core of our European psyche. The beautiful text below and this incredibly harmonious painting to remind us of the beauty and sanity humanity is also capable of. Art can be an antidote to evil.

Click here for link to an article about this incident in The Independent.


Aujourd'hui j'apprends dans les journaux qu'une indicible horreur a touché mon "alma mater" (la ville de mon ancienne...
Posted by Les Maîtres de l'orage on vendredi 26 juin 2015




Saturday, June 6, 2015

En ce 71ème anniversaire du Débarquement, souvenons-nous des résistants // On this 71st anniversary of the D-Day Landings let's remember the resistants




Aujourd'hui, jour anniversaire du débarquement des forces alliées en Normandie, le 6 juin 1944, nous commémorons les braves soldats qui risquèrent ou donnèrent leur vie pour nous libérer de la botte nazie. Mais mon message d'aujourd'hui est particulièrement dédié à tous les soldats de l'ombre, les résistants, comme mon grand-oncle Marcel Cotteret, qui se battirent avec un courage extraordinaire pour lutter contre l'ennemi, de l'intérieur des territoires occupés. Sans leur héroisme, le Débarquement n'aurait jamais pu arriver. // Today, on the anniversary of the Allied Landings in Normandy on June 6 1944, we remember the brave soldiers who risked or gave their lives to free us from the Nazi boot. But my post today is particularly dedicated to the secret army of the resistants, like my great-uncle Marcel Cotteret, who fought with extraordinary courage  against the enemy from within the occupied territories. Without their heroism the D-Day Landings could have never happened.


Marcel Jaurant-Singer dans les années 40.

Voici donc l'histoire d'un autre Marcel, Marcel Jaurant-Singer, espion français travaillant pour les services de renseignements anglais pendant la guerre et surnommé maintenant, vu son grand âge (94 ans), le dernier espion de Churchill. Son histoire vaut vraiment la peine d'être racontée et le lien ci-dessous vous mènera vers son témoignage passionnant. Pour lui et pour tous les autres soldats de l'ombre à qui nous devons tant: n'oublions jamais!  // This below is the story of another Marcel, Marcel Jaurant-Singer, a French spy working for British intelligence during the war, who's called, given his age (94), the last of Churchill's spies. His story is really worth being told and the link below will lead you to his fascinating testimony. This post is in his honour and in that of all the resistants to whom we owe so much. Lest we forget!

En juin 1944, il n'avait que 23 ans et "Armand" était son nom de résistant : "Le 6 juin 1944, jour du Débarquement, j'étais dans le chef-lieu, et les gens du coin ont eu une drôle d'idée. À 5 heures du matin, l'un d'eux est venu me dire : « Armand, les hommes vous attendent sur la place. » Autrement dit, quelqu'un a déclaré la mobilisation générale, tous les hommes se sont réunis sur la place et ils ont attendu mes ordres. Je me suis retrouvé le 6 juin, à la tête de 350 hommes et… Débrouillez-vous ! Je les ai donc emmenés dans un maquis et demandé de l'aide à Londres, qui m'a répondu : «Débrouillez-vous.»



In June 1944 he was just 23 and "Armand" was his resistance name: "On June 6, 1944 — on the day the Allies landed — I was in the main town and the locals had this crazy idea. At 5 am, one of them came to find me and said, "Armand, the men are waiting for you on the square." Someone had apparently decreed a general mobilization and all the men had gathered on the square and were awaiting my orders. On June 6, I found myself on June 6 at the head of a unit of 350 men and…You're on your own! I took them into the woods and asked London what I should do, and they replied: "You're on your own, now."






Marcel Jaurant-Singer lors d'une cérémonie de commémoration en 2012.


PS: Un livre à explorer à l'occasion de cet anniversaire, le bel ouvrage d'Emmanuel Thiébot chez Larousse. Bonne lecture! :)







Monday, June 1, 2015

Une nouvelle critique du Vertige du Rhombus // A new review of Le Vertige du Rhombus




Un immense merci à tous les lecteurs et blogueurs qui prennent le temps de lire mes histoires et ensuite de les disséminer en en parlant autour d'eux, soit par oral, soit comme ici par écrit. 

Et merci encore à Livr'envie - Black Kat's Blog pour cette belle et sensible critique. 





Les Maîtres de l’orage – Tome 2 

Le vertige du Rhombus

Véronique David-Martin

Alors que nous avions laissé l’île Verte aux portes de la Seconde Guerre Mondiale avec le 1er tome des Maîtres de l’orage, La marque de l’orage, nous retrouvons ce morceau de terre à cheval sur deux époques: de nos jours, avec Arnaud et Sieg, deux ados, en vacances pour l’un, en proie à un lourd secret pour l’autre; et Marwen et ses amis, plongés dans l’occupation allemande.

Ce 2ème tome est marqué par ce ping-pong temporel fascinant et s’il rythme énergiquement l’histoire, il permet également d’appréhender l’état d’esprit de ces très jeunes adultes: quand Marwen, Claire et les autres doivent agir au quotidien avec le poids de la guerre, pour leur survie tout autant que leurs valeurs, Arnaud et Sieg, eux, doivent assumer l’héritage d’un passé lourd pour écrire leur présent, en toute conscience. Car l’avenir est la somme de chaque décision, qu’elle date de 1942 ou de 2012.

Il se passe de drôles de choses sur l’île Verte. Les éléments se déchaînent toujours autant. Et d’une époque à l’autre, l’origine est similaire. Si, dans le 1er tome, les légendes étaient prépondérantes, dans ce volet, c’est la science aux mains des hommes qui prévaut, sans pour autant étouffer la magie qui règne sur l’île.

Il y a plusieurs strates de lecture, selon que le lecteur s’attache à l’aventure fantastique mâtinée de faits historiques, ou selon qu’il creuse les sujets abordés et se questionne. L’une est purement récréative alors que l’autre nous entraîne dans une prise de conscience de notre monde actuel comme passé.

Parce que les forces nées du nazisme et de ses opposants ne sont pas mortes avec l’armistice. Parce que les idées de pouvoir et de destruction sont toujours d’actualité, même revêtues d’un uniforme différent. Parce que le génie scientifique est trop souvent aux mains des forces obscures que mis à profit pour le bien de l’humanité. Quand, en temps de guerre, les inventions technologiques avaient pour but la victoire, la survie et le pouvoir… en 2012, une mystérieuse société, qui cache sa présence aux yeux des îliens, est prête à tout pour récupérer le Rhombus, tombé dans l’oubli depuis le conflit mondial, pour le pouvoir bien sûr et le profit pécuniaire.

D’autres temps, d’autres mœurs… quoique… les choses ne sont guère différentes en fin de compte…

Une correspondance des années 40, retrouvée entre deux chercheurs, Tréharec et Tesla, ce génie trop peu reconnu, est particulièrement touchante et parlante. Ce sont deux inventeurs, deux génies, mais aussi des hommes. Avec une conscience. Celle que leurs inventions pourraient révolutionner et améliorer le monde mais que les êtres humains étant ce qu’ils sont, elles pourraient également servir d’armes diaboliques au service du mal. La science doit-elle avancer à tout prix? Au mépris des valeurs et de la morale? Et un génie est-il capable de taire ses fabuleuses découvertes, quitte à rester dans l’ombre pour le restant de ses jours?

Ce sont également des écrits qui vont rapprocher les deux générations d’ados, avec la découverte du journal secret de Marwen et la correspondance de Claire. Les mots vont attirer Arnaud et Sieg dans une valse savoureuse de magie et de sentiments intemporels et une fascination, à travers les âges, pour ces deux jeunes filles.

Et quand à l’époque de Marwen, il n’y avait globalement le choix qu’entre amis et ennemis, collabo ou résistants, il n’en va pas de même pour le présent. Sieg est allemand et porte, malgré lui, le fardeau des actes de ses aïeux. Les rapports pourraient être conflictuels si l’amitié n’était pas présente. Le sujet de l’héritage familial et historique apparaît particulièrement vivant et perturbant au travers des événements actuels de l’île, au travers de Sieg et de son mal être. Les ennemis d’hier sont-ils destinés à le rester pour les générations suivantes? L’antagonisme perdure-t-il malgré la paix des peuples retrouvée?

C’est aussi le sujet de l’intolérance qui est abordé subtilement lorsque la relation des deux garçons prête à certaines médisances de la part de leurs collègues désoeuvrés et mesquins.

Les lettres de Claire sont très émouvantes car elles s’adressent à une amie restée à Paris et révèlent délicatement et pudiquement le destin mortel connu des déportations de civils, hommes, femmes, enfants…

J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver les personnages du 1er tome, Marwen et Gaël, notamment. A suivre leur parcours et les chemins empruntés, avec Anne, James et Mattéo, pendant l’occupation par les allemands de leur île. Et l’arrivée d’Arnaud et Sieg, à quelques années dans le futur, nourrit encore plus le climat de mystères et de légendes, même si le Rhombus est lui particulièrement réel!

Le fameux Rhombus est un pont entre ces deux époques… il est particulièrement dévastateur…

Et entre l’Histoire, l’aventure, la science et les légendes, sans oublier le tumulte des émotions, je vous conseille vivement cette lecture pour découvrir le vertige du Rhombus…


Citations

« La fin du monde sera précipitée par la folie des hommes. (…) Je veux dire juste que l’homme est plus avancé dans les sciences que la sagesse et que s’il continue à n’écouter que sa cupidité, il s’autodétruira. »

« (…) mais elle s’étonnait de sa capacité toute neuve à mentir activement. La nécessité et l’instinct de survie avaient de grands pouvoirs d’inspiration. »

« Les plus grands génies ont toujours été tributaires de leurs mécènes qui sont plus intéressés par le rendement d’une invention que par son usage pour l’amélioration de la race humaine. »

« Il y a deux façons de vivre les choses, dit-elle. Soit on vit détaché du passé, soit on se sent responsable de ce qu’on fait nos ancêtres… »

« Pourquoi ne pas faire un peu des deux: être conscient de ce qu’ils ont fait, pour éviter de le refaire, tout en restant libre d’exister par nous-mêmes. »

« Dans les périodes les plus sombres, c’est l’espoir et le souvenir de la lumière qui nous permettent de continuer à vivre. »

« Il est à la fois le jour le plus éblouissant et la nuit la plus dense. Une sorte de soleil noir, si une telle chose pouvait exister… »

Monday, May 11, 2015

Etonnants Voyageurs et le Festival Interceltique de Lorient 2015



Au festival Etonnants Voyageurs, il y a trois ans déjà! :)


Chers amis, 

Je ne serai hélas pas au festival Etonnants Voyageurs cette année (ni au Festival Interceltique) et vous allez bien me manquer, mais heureusement ce n'est que partie remise. Vous rencontrer, ou vous retrouver, est pour moi non seulement un grand bonheur mais aussi une nécessité, car je vis l'écriture non pas comme un monologue mais comme un dialogue avec vous. Mes livres, une fois écrits, ont besoin de vous, de votre imagination et de votre passion, pour exister. Sans vous, ils restent endormis et en attente, comme autant de belles au bois dormant.

Ci-dessous, vous trouverez le message de mon éditeur au sujet de son absence cette année dans les grands festivals. La crise économique a durement frappé les petits éditeurs. Cela a été d'autant plus difficile pour eux que, malgré la qualité de leur travail, ils n'ont pas les moyens de s'offrir la publicité et la promotion (réseaux de diffusion, presse, radio...) nécessaires pour se faire connaître et faire connaître leurs auteurs. Mon éditeur, en ce moment, met tout en place et se bat avec toute son énergie pour sortir de la passe difficile qu'il traverse. Plus que jamais, chers amis et lecteurs, nous avons besoin de votre soutien pour parler de nous autour de vous, si vous aimez nos livres. Aussi, en général, nous comptons sur votre passion pour les livres et votre curiosité pour aller à la découverte de la production originale des petites maisons d’édition au lieu de juste acheter les best-sellers qui sont déjà partout. Vous nous aiderez ainsi à survivre et ferez aussi, je vous le garantis, des rencontres enrichissantes.

Je vous tiendrai au courant de la date de parution de La voix de l'Egrégore.  En attendant, je compte bien continuer à explorer et à partager avec vous, ici et sur ma page Facebook, sur des sujets aussi variés que la Seconde Guerre mondiale, l’Histoire et ses liens étroits avec notre présent, ma Bretagne natale, les légendes celtiques, Nikola Tesla et tout ce qui touche de près ou de loin à l’univers des Maîtres de l’orage (qui est aussi, je dois bien le dire, mon univers).

Merci encore à vous de votre patience et votre précieux soutien. Avec toute ma gratitude et mon amitié.



Mon éditeur, Pascal Galodé


"Salon Etonnants Voyageurs 2015
Cette année, nous ne serons pas présents sur le salon Etonnants voyageurs pour des raisons économiques. En effet, après trois années très difficiles, nous mettons tout en oeuvre pour poursuivre notre activité d'éditeurs indépendants.
Dans ce contexte, nous faisons l'impasse sur les grands salons (Paris, Etonnants Voyageurs, Festival Interceltique de Lorient et Quai des bulles). Ce n'est pas avec plaisir, mais c'est indispensable pour permettre à notre maison de relever la tête après ces temps de ténèbres.
Bien amicalement à tous,
Pascal Galodé."



La boutique de la maison d'édition, rue de Dinan à Saint-Malo 
Si vous êtes à Saint-Malo pour Etonnants Voyageurs, 
n'hésitez pas à aller faire un tour au magasin ! :)


Thursday, May 7, 2015

8 mai 1945, la Victoire en Europe // 8 May 1945, VE Day




Aujourd'hui, le 8 mai 2015, nous célébrons le soixante-dixième anniversaire de la capitulation de l'Allemagne aussi appelée Victoire en Europe, le 8 mai 1945. Voici quelques documents en français et en anglais illustrant cette date si importante pour nos deux pays et le reste de l'Europe. // Today, on 8 May 2015, we're celebrating the seventieth anniversary of the surrender of Germany, also called Victory in Europe, on May 8, 1945. Here are some documents in French and English about that very important date which has meant so much to Britain, France and the rest of Europe.

Imaginez un instant que vous êtes soudain de retour dans le passé et qu'après cinq ans de guerre et d'occupation le jour béni de la fin des hostilités est arrivé. Que ressentez-vous? // Imagine that you're back in time and that, after five years of war and occupation, the blessed day of the en of hostilities has arrived. How do we feel?

Vous êtes pleins de soulagement et d'allégresse, bien entendu, mais votre joie est hélas altérée par le chagrin d'avoir perdu des êtres aimés, par l'inquiétude d'avoir des membres de votre famille disparus ou toujours en service à l'étranger, et enfin par la réalisation au milieu des ruines de tout le travail de reconstruction à accomplir. Pour ceux ou celles qui, de près ou de loin, ont collaboré avec l'ennemi, il y a aussi la peur des représailles. Et devant tous, se déroule, semble-t-il à l'infini, le long et lent chemin qui nous ramènera à la vie et à la normalité. À cause de ce que vous avez appris ou allez apprendre sur les horreurs commises par les nazis, vous aurez de plus perdu à jamais votre innocence. Vous savez que vous devrez tout faire pour que l'histoire ne se répète pas. // Full of relief and joy, of course, but it's a joy tinged with sadness and anxiety: because you have lost loved ones; because you're worrying about members of your family who have gone missing or are still on active service abroad; and because you realize that the work to rebuild the ruins will be enormous. There is, moreover, for those who have collaborated with the enemy, the fear of reprisals. So, we may be celebrating today but in front of us there's the daunting prospect of a long and slow uphill path to recovery. And because of what we've learnt or are about to learn about the horrors committed by the Nazis, we'll have lost our innocence forever. We now know that we'll have do all we can for history never to repeat itself.

A trois heures le 8 mai 1945, le général de Gaulle pour les Français et Winston Churchill pour les Anglais, se sont adressés à leurs compatriotes afin de leur annoncer la nouvelle tant attendue. Imaginez-vous, le coeur en liesse, écoutant leurs voix sollennelles à la radio. La guerre en Europe est terminée. // At three o'clock on May 8, 1945, General de Gaulle and Winston Churchill, respectively for the French and for the English people, officially announced to their compatriots the long awaited news. Imagine yourself listening to their solemn voices on the radio with a jubilant heart. The war in Europe has ended.




1- L'allocution du général de Gaulle (in French)

Cliquez sur l'image ci-dessous pour l'entendre.




Transcription


La guerre est gagnée. Voici la victoire. C'est la victoire des Nations Unies et c'est la victoire de la France. 

L'ennemi allemand vient de capituler devant les armées alliées de l'Ouest et de l'Est.Le commandement français était présent et partie à l'acte de capitulation. 

Dans l'état de désorganisation où se trouvent les pouvoirs publics et le commandement militaire allemand, il est possible que certains groupes ennemis veuillent, ça et là, prolonger pour leur propre compte, une résistance sans issue. 

Mais l'Allemagne est abattue et elle a signé son désastre. Tandis que les rayons de la gloire vont, une fois de plus, resplendir au drapeau, la patrie porte sa pensée et son amour, d'abord, vers ceux qui sont morts pour elle, ensuite, vers ceux qui ont, pour son service, tant combattu et tant souffert. 

Pas un effort de ces soldats, de ces marins, de ces aviateurs, pas un acte de courage ou d'abnégation de ses fils et de ses filles, pas une souffrance de ces hommes et de ces femmes prisonniers, pas un deuil, pas un sacrifice, pas une larme n'auront donc été perdus. 

Dans la joie et dans la fierté nationale, le peuple français adresse son fraternel salut à ses vaillants alliés qui, comme lui, pour la même cause que lui, ont durement, longuement prodigué leurs peines. 

A leurs héroïques armées et aux chefs qui les commandent, à tous ces hommes et à toutes ces femmes qui, dans le monde, ont lutté, pâti, travaillé pour que l'emportent, à la fin des fins, la justice et la liberté, Honneur ! Honneur pour toujours à nos armées et à leurs chefs, Honneur à notre peuple que des épreuves terribles n'ont pu réduire ni fléchir, Honneur aux Nations Unies qui ont mêlé leur sang à notre sang, leurs peines à nos peines, leur espérance à notre espérance et qui, aujourd'hui, triomphent avec nous. Ah, vive la France !














2. Winston Churchill's speech (en anglais)



To see the film of the speech click HERE 

Transcript


Yesterday morning, at 2.41, at General Eisenhower's headquarters, General Jodl, the representative of the German High Command and of Grand Admiral Doenitz, the designated head of the German State, signed the act of unconditional surrender of all German land, sea and air forces in Europe to the Allied Expeditionary Force, and, simultaneously, to the Soviet High Command. General Bedell Smith, who is the Chief of the Staff to the Allied Expeditionary Force-and not, as I stated in a slip just now, Chief of the Staff to the United States Army-and General François Sevez, signed the document on behalf of the Supreme Commander of the Allied Expeditionary Force, and General Susloparoff signed on behalf of the Russian High Command.
To-day this agreement will be ratified and confirmed at Berlin, where Air Chief Marshal Tedder, Deputy Supreme Commander of the Allied Expeditionary Force, and General de Lattre de Tassigny, representing the French Republic, will sign on behalf of General Eisenhower, and General Zhukov will sign on behalf of the Soviet High Command. The German representatives will be Field Marshal Keitel, Chief of the-High Command, and the Commanders-in-Chief of the German Army, Navy, and Air forces.
Hostilities will end officially at one minute after midnight to-night, Tuesday, 8th May, but in the interests of saving lives the "Cease Fire" began yesterday to be sounded all along the fronts, and I should not forget to mention that our dear Channel Islands, the only part of His Majesty's Dominions that has been in the hands of the German foe, are also to be freed to-day. The Germans are still in places resisting Russian troops, but should they continue to do so after midnight, they will, of course, deprive themselves of the protection of the laws of war and will be attacked from all quarters by the Allied troops. It is not surprising that on such long fronts and in the existing disorder of the enemy that the orders of the German High Command should not in every case have been obeyed. This does not, in our opinion, constitute any reason for withholding from the nation the facts communicated to us by General Eisenhower of the unconditional surrender already signed at Rheims, nor should it prevent us from celebrating to-day, and to-morrow-Wednesday-as Victory-in-Europe Days, and I think that to-morrow it may be specially desirable for us to emphasise the debt we owe to our Soviet Ally, whose main celebrations will be taking place to-morrow.
The German war, Mr. Speaker, is therefore at an end. After years of intense preparation Germany hurled herself on Poland at the beginning of September, 1939, and in pursuance of our guarantee to Poland, and in common action with the French Republic, Great Britain and the British Empire and Commonwealth of Nations declared war against this foul aggression. After gallant France had been struck down we from this Island and from our united Empire maintained the struggle single-handed for a whole year until we were joined by the military might of Soviet Russia and later by the overwhelming power and resources of the United States of America. Finally almost the whole world was combined against the evildoers, who are now prostrate before us. Sir, our gratitude to our splendid Allies goes forth from all our hearts. We may allow ourselves a brief period of rejoicing, but let us not forget for a moment the toils and efforts that lie ahead. Japan, with all her treachery and greed, remains unsubdued. The injuries she has inflicted upon Great Britain, the United States and other countries and her detestable cruelties call forth justice and retribution. We must now devote all our strength and resources to the completion of our tasks both at home and abroad. Advance Britannia! Long Live the Cause of Freedom! God Save the King!
















3. Pour mieux ressentir comment des gens comme vous et moi l'ont vécu dans quatre des capitales qui étaient au centre de la guerre, cliquez sur les liens 
ci-dessous pour découvrir des films de l'époque) // To get a better idea of how people like you and me experienced it in four of the capital cities at the centre of the war, click on the links below to discover short films from the time.








Pour plus d'information sur le 8 mai 1945, cliquez ICI et ICI (sites in French)



London, 8 May 1945 in colour

Paris, le 8 mai 1945 en couleurs